Nathalie Moizard expose A4 à l'espace Carnot

L ’ E X P O S I T I O N A4
Quatre regards.
Une même envie de créer.
A l’origine de cette exposition, Il y a d’abord une histoire humaine : une amitié, des échanges, des regards portés sur le travail de l’autre, des découvertes et des conversations qui ont progressivement fait émerger l’envie de montrer ces univers ensemble.
Nous avons des parcours différents, avec des pratiques, des gestes et des sensibilités qui ne se ressemblent pas nécessairement. Pourtant, nos œuvres se répondent par une même attention portée à la matière, à la trace, à l’émotion et à ce qui se révèle derrière les apparences.

Quatre univers, quatre manières de regarder et de créer, mais une même envie de partager, d’expérimenter et de faire dialoguer nos sensibilités. Ici, l’amitié devient un fil conducteur : elle relie nos différences et fait naître des résonances inattendues entre les œuvres.

Cette exposition invite à circuler d’un univers à l’autre, à observer les écarts, les rapprochements, les tensions et les surprises. Elle témoigne ainsi de la richesse de nos rencontres, là où les chemins artistiques, même distincts, peuvent se croiser et s’enrichir mutuellement.
L’exposition devient alors un espace de rencontre autant entre les oeuvres qu’entre les artistes. Les rencontres artistiques, comme les amitiés, n’ont pas besoin de se ressembler pour résonner.

I-MIXED MEDIA
Marie de Saint-Germain
Marie de Saint Germain est une artiste plasticienne française, autodidacte. Son travail surréaliste et symbolique, profondément onirique, explore les méandres de l’identité, les tensions du mental et les zones floues de la mémoire. À travers une pratique du mixed media, mêlant papier, peinture acrylique, encre, elle compose des images troublantes, à la frontière du rêve et de l’éveil.
Son univers visuel, habité par des figures fragmentées, des regards suspendus et des corps en métamorphose, interroge l’invisible, l’enfoui, et ce qui persiste malgré la faille.
Entre apparition et disparition, ses oeuvres ouvrent un espace de poésie viscérale, où le visible vacille et où l’intime dialogue avec l’étrange.
Exposée en France, Marie de Saint Germain poursuit une oeuvre singulière, à la fois intérieure et vibrante.

II- P E INTURE ABS TRAI T E · ACRYL I QUE
Gaël Kasprzak
La mémoire de la matière
Gaël Kasprzak développe une abstraction brute et minimaliste, nourrie par son observation de l’environnement. Il s’attache aux traces que le temps laisse sur les matériaux - textures, couleurs, surfaces - et à ce qu’elles conservent d’une histoire.
Son travail se construit entre geste spontané et maîtrise, entre matière et espaces laissés ouverts. Ses oeuvres urbaines et minérales invitent à regarder autrement ce qui nous entoure : un mur, une surface deviennent empreintes, fragments, traces du temps.
Chez Gaël, le détail devient matière à contemplation, et la matière devient mémoire.

III- DESS IN SUR PAPIER · ENCRE E T ACRY L IQUE
Richard Kakko
Shibari de l’inconscient
Ce sont des cartes postales, des avions de papier, des chansons de trois minutes.
Des projections en deux dimensions à partir du geste et du bruit, accidentellement inspirées par le principe du test de Rorschach et la danse contemporaine. Et bien d'autres choses, en cherchant à tout prix la synthèse.
La fixation de l'instant est à l'ouvrage, au moyen de suspensions, ligatures et cadrages car le temps est aussi de la danse.
Avec du papier, de l'encre, des craies lithographiques, de la peinture acrylique.. en noir et blanc, retrouver l'impulsion des premières traces laissées par la main humaine il y a des milliers d'années. C'est une écriture sans l'usage de l'alphabet qui ne propose qu'une possibilité de lecture intime à chacun, secrète. Et peut-être, le regardant pourra y projeter sa propre étrangeté. Finalement, il n'y a que la tête qui voyage vraiment.

IV - H U I L E S U R TOI L E
Nathalie Moizard
Seuils et immersion intérieure
Peindre, c'est descendre. C’est chercher ce qui échappe au regard. Entre lumière et absorption, apparition et disparition, surface et profondeur, les peintures à l’huile de Nathalie cherchent cet instant où tout vacille.
Ses toiles ne sont pas des fenêtres. Elles sont des seuils : ces endroits instables où la surface laisse deviner la profondeur, les zones où la lumière se transforme ou se dissout, où les formes sont enfouies, disparaissent puis réapparaissent. Elle ne peint pas l'eau. Elle peint ce qu'elle dissimule.
La profondeur l'intéresse comme un espace pictural et intérieur, un territoire où le visible commence à céder la place à ce que chacun peut ressentir ou imaginer.
Ses oeuvres sont sans titre et simplement numérotées. Elle ne souhaite pas imposer une lecture et ne cherche pas à raconter, mais à ouvrir un espace silencieux et profond où l'on peut lâcher prise. Elle laisse à chacun la liberté d'y entrer par son propre chemin.


L E S D I F F É R E N C E S F O N T É C H O
Ils ne cherchent pas à parler d’une même voix.
Ils se rencontrent dans leurs différences : leurs gestes, leurs matières, leurs silences, leurs manières de regarder. Quatre univers qui ne se confondent pas, mais qui, réunis, font apparaître des correspondances inattendues.

IMAGI NAI R E
Marie déplace le réel vers le rêve et l’intime.
MAT IÈ R E
Gaël transforme les traces du monde en sensations.
S IGNE
Richard construit une présence par la ligne et le contraste.
P ROFONDEUR
Nathalie fait affleurer ce qui se cache sous la surface.

Parce que l’amitié n’efface pas les singularités.
Elle leur donne parfois l’espace pour résonner.

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Nathalie Moizard expose A4 à l'espace Carnot
Rue Carnot
17340 Châtelaillon-Plage